Au détour d’une brocante, la rencontre avec un drôle de globe attise la curiosité… C’est un objet magnifique, que l’on pense de prime abord, ayant une explication religieuse, comme un reliquaire… Nous n’en sommes peut-être pas si loin, puisqu’il s’agit d’une cloche de verre où le bouquet de la jeune mariée était déposé, pour l’éternité, statuant de son état nouvellement acquis de « Femme, épouse de »… Mais que peut on raconter aujourd’hui, en 2017, sur le bouquet de mariée ?

Vous avez la robe, les ballerines, la traîne et la bague… Que manque -t- il aux atours de princesse, qui font de vous la plus belle, la plus enviée…

Vous vous mariez et… vous n’avez pas encore votre bouquet ?

Pourtant, on constate qu’il devient vraiment incontournable sur la liste « longue comme trois bras des « choses-absolument-nécessaires-à-faire-et-vérifier » avant l’heure H du Oui, qui change la vie (enfin… ).

Qu’importe le ton, le choix de la forme , l’originalité de plus en plus recherchée, le bouquet doit être aux premières loges, au même titre que la somptueuse robe, parfois truculente, le plus généralement assortie au costume de Monsieur « feu-célib » (endurci ou pas… ).

Le Bouquet de mariage

Le bouquet nuptial est le plus souvent immaculé, formé de fleurs blanches, odorantes, de toutes les dimensions. Bien sûr, le blanc symbolise la pureté, et reste la pierre angulaire du dress-code de la jeune mariée, même si des tendances « coloristes » voient le jour petit à petit. La transmission ancestrale du sens premier de l’union, est encore un jalon traditionnel, partagé par beaucoup : la virginité de la femme avant de s’unir, et le bouquet pour prouver par la suite, que le passage rituel s’était bien déroulé.

De plus, par extension, la mode du « lancer » de bouquet fait perdurer la croyance comme quoi, la jeune fille qui attrapera les fleurs fraîchement bénies devant Dieu, serait la prochaine à passer la bague au doigt…

Origine du bouquet de mariée

Il faut remonter au temps des chausses et des heaumes ! On trouve trace des premiers bouquets nuptiaux dans les écrits moyennâgeux. Durant les longues années de Guerre Sainte, les Croisés auraient rapporté de leurs expéditions orientales, cette tradition. A cette époque le bouquet de mariée était sobre, frais et quasiment composé en totalité de fleurs d’oranger, signe virginal absolu ( notion incontournable chez les administrés de Saladin).

Ceci se poursuivra à travers les décennies et les siècles.

En 1800, un tournant est notable : le bouquet se veut plus riche, plus somptueux, devenant malgré lui, un attribut de luxe et de reconnaissance sociale, plus qu’un symbole hérité de l’histoire judéo-chrétienne.

Le bouquet des mariées aujourd’hui

Le bouquet de mariée constitue toujours une tradition nuptiale que peu de couple oublie. La jeune mariée ne veut déroger à cette règle, occasion il faut le dire, d’arborer une composition florale parfois des plus exceptionnelles !